Il est possible d’aborder la question du numérique sous de nombreux angles.

Je suis impliqué et est membre de plusieurs associations et organisations qui prônent le libre, l’accès au commun de la connaissance, la défense de la vie privée et la décentralisation informatique.

Je remercie le travail technique de toutes les personnes qui s’investissent pour proposer aux utilisateurs des outils toujours plus libres, respectueux et éthiques.

J’utilise en priorité des logiciels libres et soutiens le développement de ces derniers sous différentes formes : traduction, dons, communication.

Il faut rappeler qu’un logiciel libre est défini par quatre libertés :

  1. La liberté de l’utiliser sans limite dans ses fonctionnalités et dans son cadre d’utilisation,
  2. La liberté d’étudier son fonctionnement et de le modifier afin de l’adapter à ses besoins personnels,
  3. La liberté de partager sans limite des copies du logiciel avec d’autres personnes,
  4. La liberté d’améliorer le logiciel et de partager les copies modifiées afin d’en faire profiter la communauté.

La publication du code source est un prérequis pour étudier et améliorer le logiciel.

Lorsqu’on parle “sécurité” et “vie privée”, l’utilisation de logiciels libres est pour nous indispensable. En effet, l’utilisation de services propriétaires (non libres, et donc privateurs) engendre plusieurs problématiques :

  • Les utilisateurs ne disposent pas de moyens de vérifier que les logiciels qu’ils utilisent n’effectuent pas des actions non désirées à leur insu (pistage publicitaire, enregistrement et revente de données personnelles),
  • La sécurité des logiciels propriétaires n’est pas vérifiable car leur code est inaccessible,
  • Les développeurs peuvent imposer leurs choix aux utilisateurs (volontairement brider leur logiciel, le rendre obsolète pour obliger l’utilisateur à payer plus, …),
  • Les brevets logiciels empêchent les autres développeurs d’utiliser leurs avancées technologiques, ce qui freine considérablement le progrès technique,
  • Les développeurs peuvent faire en sorte de rendre l’utilisateur dépendant de leur logiciel en le rendant incompatible avec les autres,
  • Les logiciels propriétaires qui ne sont plus maintenus par leur équipe de développement finissent abandonnés : leur code étant privé, ils ne peuvent pas être indépendamment repris par une nouvelle équipe.

De nombreux artistes utilisent des outils libres pour créer leurs œuvres. Je soutiens ces créateurs tout comme les logiciels libres qu’ils utilisent. Je crois au partage non marchand et suis pour toutes les initiatives qui le rendent possible. De plus, je suis pour la libre circulation de l’information et l’utilisation de base opendata.

Le numérique est avant tout social et politique, je soutiens les organisations qui militent : pour la défense des libertés individuelles sur Internet comme dans la vie quotidienne, pour la neutralité du net, pour la liberté d’expression, pour un monde numérique meilleur.

Aujourd’hui et partout dans le monde, les logiciels propriétaires sont utilisés là où les logiciels libres devraient être utilisés en priorité : au sein des services publics (mairies, hôpitaux), dans les milieux liés à l’éducation (écoles, lycées) et dans le secteur de la culture (musées, bibliothèques).

Je propose des ateliers de sensibilisation pour que chacun puisse comprendre les implications engendrées par l’utilisation de logiciels propriétaires. Je présente donc les alternatives possibles et accompagne le public dans ce changement d’utilisation du numérique.