Clavier mécanique / Mechanical keyboard

Depuis quelque temps, j’observe de loin le monde des “claviers mécaniques” et j’ai finalement décidé ce me jeter à l’eau pour plusieurs raisons. Tout d’abord, c’est “beau” ! Il existe un nombre infini de clavier, allant de l’objet 100% personnalisable au clavier en série très limitée. Qui dit personnalisable dit “DIY” (do it yourself), c’est à dire un clavier que je peux assembler moi-même, et faire évoluer. Et puis j’ai surtout découvert qu’il existe une grande communauté mêlant amateurs, artistes designer, et fabricants de claviers mécaniques. 

Mais au fait c’est quoi un clavier mécanique ?

Alors il existe trois types de claviers : à membrane (la touche repose une membrane en plastique), chiclets (mécanisme en ciseau surmontant une membrane en plastique) et enfin les claviers mécaniques (chaque touche dispose de son mécanisme à ressort indépendant). Lorsque vous appuyez sur une touche, un ressort souple est comprimé et l’interrupteur s’active. Un signal est ensuite envoyé au processeur : le caractère s’affiche sur votre écran ou l’instruction est donnée à votre ordinateur.

Les puristes aiment la frappe mécanique car celle-ci est plus précise, plus nette. On peut aussi parler d’une sensibilité très fine et une vitesse de réaction supérieure aux claviers classiques. Un clavier mécanique est également censé avoir une excellente durée de vie : à titre indicatif, un clavier mécanique supporte jusqu’à 50 millions de frappes, contrairement à 5 millions pour un clavier classique.

Un peu de vocabulaire

Lorsqu’on parle de clavier mécanique, il faut connaître les différents éléments qui le composent :

  • les switches

Il s’agit de l’élément qui aura le plus d’incidence sur votre confort de frappe. Il existe plusieurs types de switches, chacun ayant des caractéristiques particulières, que ce soit la force de pression nécessaire à l’activation de la touche, la distance d’activation ou encore le bruit plus ou moins marqué de la frappe. Un switch est dit linéaire ou tactile en fonction de sa sensibilité. Un clavier avec switch tactile aura un retour de touche beaucoup plus souple qu’un switch linéaire. Cela permet notamment de « ressentir » quand une touche a été activée ou pas. Ces différents switches sont classés selon un code couleur.

  • le PCB (Printed Circuit Board)

Il s’agit de la pièce maîtresse du clavier, sur laquelle seront soudés ou clipsés les différents switchs. Certains modèles de PCB sont équipés de LEDs ou même d’une batterie lorsqu’il s’agit d’un modèle Bluetooth. Il existe un nombre important de PCB pour claviers mécaniques en vente sur internet, à des tailles et spécifications toutes différentes.

On trouver évidemment plusieurs tailles de PCB :

Il existe d’autres tailles telles que 75%, 80%, etc… ou encore des modèles scindés en deux morceaux.

  • les stabilisateurs

Il s’agit ici de pièces qui vont permettre aux grandes touches (comme la barre d’espace ou la touche Entrée) de rester en place lorsqu’on appuie dessus.

  • la case et la plate

Votre PCB doit est fixé dans une coque (en plastique, en aluminium, en bois, etc) ayant les mêmes dimensions. Par dessus, vous aurez bien souvent une plaque (en alu, en acier) découpée dans laquelle vous pourrez ensuite mettre vos différentes touches. Cette plaque permet de rendre globalement votre clavier plus résistant mais protège aussi votre PCB des poussières.

  • les keycaps

Il s’agit de l’élément qui va avoir un impact majeur sur le design et le rendu globale de votre clavier. Vous souhaitez un clavier très sobre ou au contraire hyper flashy ? C’est possible ! Vous voulez des touches avec vos héros préférés dessus ? Sans problèmes ! Tout est question de goût.

Il existe aussi différents profils de touches et vous devrez alors choisir celui qui vous convient le mieux. Demandez-vous à quoi va servir votre clavier : jouer ? coder ? taper du texte au kilomètre ? En plus de la forme des touches, il faut décider du layout, de la disposition de ces dernières. Voulez-vous un clavier en azerty (typiquement français), en qwerty (le type de layout que vous allez trouver en grande majorité sur internet), en bépo ? Là, c’est surtout une question d’habitude. Mais si vous souhaitez assembler votre propre clavier, vous aurez beaucoup plus de choix en vous orientant vers du qwerty.

Il est tout de même possible de créer son clavier mécanique azerty. Pour cela, je vous renvoie à la vidéo suivante.

Et du coup ?

Je vais tester en parallèle deux claviers différents.

J’ai commandé un premier clavier sur le site KDBfans. J’ai sélectionné un modèle déjà assemblé, de taille 60%, avec une case en acrylique brossé. Le PCB dispose de leds RGB qui vont s’allumer en dessous. J’ai pris des switches en Cherry Brown car j’aime sentir la frappe du clavier. Voilà à quoi doit ressembler la bête.

Mais comme j’ai envie d’aller un peu plus loin, j’ai également commandé de quoi assembler moi-même un second clavier, différent et un peu plus grand.

Ma liste d’achat est composée de :

  • un PCB XD87 hot swappable (sans soudures) en 80% + stabs + plate en acier + case blanche + des switchs Gateron (chez Kprepublic)
  • un câble USB C enroulé (chez Kprepublic)
  • des keycaps Famicom (chez Aliexpress)

Je dois maintenant attendre de recevoir tout ça pour commencer mon assemblage, puis vous faire un retour sur l’utilisation de ces deux claviers. On se retrouve donc dans quelques semaines pour un nouvel article dans lequel je détaillerai les étapes de l’assemblage.

1 réflexion sur “Clavier mécanique / Mechanical keyboard”

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