Darknet : Freenet, ZeroNet et i2P

Vous avez déjà entendu parler du “Darknet”, ce fameux réseau sur lequel vont les hackers pour acheter des armes grâce au BitCoin ? Remettons un peu d’ordre là-dedans.

Tout d’abord, afin de déconstruire tous ces mythes et de parfaire votre vocabulaire (deepweb, darkweb, darknet), je vous conseille de lire le livre La Face Cachée d’Internet, de Rayna Stamboliyska.

Ensuite, c’est une erreur de parler du Darknet, tout simplement car il en existe plusieurs. Mais on peut commencer par donner une définition : un darknet est un réseau superposé qui utilise des protocoles spécifiques qui intègrent bien souvent des fonctions d’anonymisation (le plus connu étant le réseau TOR). Ces réseaux sont utilisés par les lanceurs d’alerte, les dissidents, ceux qui veulent se protéger de la surveillance de masse, mais également ceux qui ont des comportements jugés “déviants” dans certains pays comme les communautés homosexuelles. De grandes organisations de journalistes – comme Reporters sans frontières – les défendent et les utilisent, notamment pour protéger les reporters de guerre et les journalistes d’investigation.

On parle de “service caché” car le contenu disponible sur les darknet n’est pas accessible via un navigateur “normal”. En effet, pour accéder à ce réseau parallèle, vous allez devoir utiliser un navigateur particulier (TOR Browser) ou faire des modifications dans votre façon de vous connecter (en changeant les paramètres des proxy).  Globalement, ça reste assez simple d’accès et vous trouverez de nombreux tutoriels en ligne si vous souhaitez essayer.

Avec des états toujours plus intrusifs et des sociétés privées toujours prêtes à engloutir vos données personnelles, voilà donc trois autres darknet à suivre de près, voir même à utiliser :

Freenet est un réseau anonyme et distribué (toutes les ressources ne se trouvent pas au même endroit ou sur la même machine) qui vise à permettre une liberté d’expression et d’information totale fondée sur la sécurité de l’anonymat, et permet donc à chacun de lire comme de publier du contenu. Il offre la plupart des services actuels d’Internet (courriel, Web, forums, etc.). Sa conception acentrée interdit à quiconque — même à ses concepteurs — d’interrompre son fonctionnement.

I2P un réseau anonyme, offrant une simple couche réseau,  que les applications peuvent employer pour envoyer de façon anonyme et sécurisée des informations entre elles. La communication est chiffrée de bout en bout. Sur Internet, on identifie un destinataire avec une adresse IP qui correspond à une interface physique (modem ou routeur, serveur, etc.). Mais sur I2P, on identifie un destinataire avec une clef cryptographique. Il n’y a dans ce réseau, pas de centre sur lequel pourrait être exercée une pression en vue de compromettre l’intégrité, la sécurité, ou l’anonymat du système.

Zeronet est une plateforme en ligne décentralisée basée sur la block-chain Namecoin et le protocole pair à pair BitTorrent. Les sites de ce réseau sont hébergés et partagés par les utilisateurs, ce qui rend théoriquement impossible la censure ou le blocage des contenus ainsi hébergés. ZeroNet intègre TOR, permettant ainsi l’anonymat des utilisateurs.

3 réflexions sur “Darknet : Freenet, ZeroNet et i2P”

  1. Ping : Darknet : Freenet, ZeroNet et i2P – French-darknetinfo

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